Daniel Tubb

I am happy to report that after a few months a website I designed is available online. The Observatory on Canada-Latin America Relations (OCLAR) offers an eye on Canada and Latin America relations with a special focus on mining, migration, and foreign relations. Do have a look.

pour Jael Duarte et Daniel Tubb

First published in The Leveller, January and February 2014

Le 9 décembre 2013, Gustavo Petro, démocratiquement élu maire de Bogotá il y a deux ans, a été destitué. De plus, il lui est interdit d’occuper n’importe quel poste public pendant quinze ans.

La fonction de maire de cette capitale de 9 millions d’habitantsestlafonctionqui, après celle de Président de la République, confère le plus de pouvoir à son titulaire.

Un maire destitué pour les ordures

L’argument principal du Procurador, qui a conduit à la destitution de Petro, est que ce dernier a entravé le libre marché de la collecte des ordures. En effet, Petro a fait de celle-ci un service public, mettant fin du même coup aux lucratifs contrats que se partageaient quelques entreprises privées au détriment de la santé publique de la ville.

En Colombie, le Procurador est chargé de veiller à ce que le comportement des fonctionnaires publics (élus ou non) soit conforme aux droits de la personne; et dans la perspective du Procurador actuel, Alejandro Ordóñez, le libre marché est devenu un droit de la personne. Dans le même temps, ce fonctionnaire a été fortement critiqué pour avoir harcelé les homosexuels qui travaillaient dans son bureau et avoir publié des ordonnances infirmant le droit à l’avortement en cas de viol, pourtant autorisé en Colombie.

Dès son accession à la mairie de Bogotá le 1er janvier 2012, Petro a subi les attaques du Procurador. Ainsi, en mai 2012, son secrétaire exécutif, Guillermo Asprilla, avait été destitué pour des raisons politiques.

La destitution de Gustavo Petro a provoqué plusieurs manifestations publiques de soutien, car une grande partie de la population l’appuie. Quelques-uns n’hésitent pas à dire que sa destitution est une vengeance. Il faut préciser que Gustavo Petro, dans sa jeunesse, a été un guérillero du M-19, un groupe aujourd’hui démobilisé. Suite à cette démobilisation, Petro a mené une vie politique active. Il a connu une brillante carrière au parlement national, avant d’être élu à la mairie de Bogotá.

Hier et aujourd’hui: des attaques contre la gauche

En 1985, suite aux accords signés avec le gouvernement colombien, deux guérillas, les FARC (Forces Armes Révolutionnaires de la Colombie) et l’ELN (Armée de Libération Nationale), créent un parti politique : l’Union patriotique (UP). Bien que légal, ce parti subira une très forte répression : deux de ses candidats à la présidence, 91 de ses parlementaires et quelque 5 000desesmilitantsseront assassinés à travers le pays. Aujourd’hui, on ne trouve des survivants de ce parti qu’en exil.

En 1990, après la démobilisation du M-19 (la guérilla dont Petroa été membre et sa transformation en parti politique, son candidat à la présidence, Carlos Pizarro, ex-guérillero du groupe, a lui été aussi assassiné. En 1999, le Procureur général a accusé les paramilitaires de cet assassinat, ainsi que de celui du candidat de l’UP, Bernardo Jaramillo. Et en 2006, la Cour Interaméricaine des droits de la personne a été démontré les liens étroits entre les paramilitaires et les forces armées colombiennes.

En 2013, le Conseil d’État a jugé que la perte du statut de parti politique de l’Union patriotique était le résultat d’une persécution dirigée contre ce parti. L’UP a donc été rétablie dans ses droits et pourra présenter des candidats aux élections législatives (mars 2014) et présidentielle (mai 2014).

Le retour en Colombie d’Aída Avella Esquivel, sa candidate à l’élection présidentielle, après plusieurs années d’exil est une marque d’espoir. Néanmoins, à quelques mois de ces échéances électorales, l’UP est de nouveau soumise à la persécution. Son budget de campagne a été bloqué par le gouvernement et les médias nationaux refusent de publier ses publicités. Le lundi 20 janvier, la police a investi son siège social et a détenu son garde de sécurité; celuici a été torturé, sous prétexte qu’il était « communiste ». Un autre siège de l’UP, dans la région de l’Arauca, a également été soumis au harcèlement de la police.

Un autre mouvement politique de gauche, la Marche patriotique, a subi des pressions et des persécutions; pourtant, dès sa fondation en 2012, ce mouvement a formulé des propositions en faveur d’un processus de paix. Ses membres sont accusés d’être des guérilleros et une parlementairequiappuyaitcemouvement a été destituée en 2010 par le même Procurador qui a destitué au Petro.

À ce jour, 28 militants de ce mouvement politique ont été assassinés et une dizaine d’autres ont été détenus arbitrairement, y compris un professeur d’université, Francisco Toloza, qui fait des études de doctorat en Argentine.

Tous ces événements ne sont pas étrangers au contexte politique qui prévaut en Colombie. Après 50 années de guerre, les FARC et le gouvernement sont engagés dans un difficile processus de paix. Un des points importants des négociations est la participation politique. La destitution de Gustavo Petro comme celle de Guillermo Asprilla et d’autres contredisent l’intention affichée par le gouvernement de laisser s’exprimer démocratiquement les diverses idées politiques. En fait, on peut penser que la destitution est une nouvelle stratégie de la droite colombienne. Elle s’ajoute à d’autres déjà largement employées : l’assassinat politique, la détention arbitraire, la criminalisation de la gauche.

Le 23 janvier, le Tribunal de Cundinamarca a jugé en faveur de trois demandes de Gustavo Petro. Le résultat : sa destitution se trouve en suspens à fin de protéger les droits des électeurs, et le Tribunal renvoie cette procédure à l’office de Registre National, bureau chargé des processus électorales. À suivre donc.

Hot off the presses, the latest edition The Leveller and the 5th Anniversary Issue.

Nokoko Volume 3 is finally available. Nokoko is an open-access journal promoting dialogue, discourse and debate on Pan-Africanism, Africa, and Africana out of Carleton University’s Institute of African Studies. The latest issue is a special feature on community radio. I am on the editorial board and had a hand in the layout.

Entire Issue of Volume 3 (2013)

Editorial Note: Exploring Radio, Convergence and Development in Africa, by Allan Thompson

The Role of Radio and Mobile Phones in Conflict Situations: The Case of the 2008 Zimbabwe Elections and Xenophobic Attacks in Cape Town, by Wallace Chuma

Getting on the Same Wavelength: Convergence and the Communication of Livelihoods Information in Rural Uganda, by Ed Pauker and David Musiime

Community Radio, Gender and ICTs in West Africa: A Comparative Study of Women’s Participation in Community Radio Through Mobile Phone Technologies, by Frances Fortune and Cindy Chungong

Radio for Women’s Development: Examining the Relationship Between Access and Impact, by Oreoluwa Somolu

Radio and Mobile Telephony – The Gender Factor, by Kennedy Kubuga

Impact of an SMS-Augmented Participatory Radio Campaign (PRC) in Atanga Sub-County of Northern Uganda, by Naomi Ayot Oyaro

Radio Trottoir and Political Communication in Ethiopia, by Elizabeth Demissie Dadi

Review Essay: Communicating for Social Change, Empowerment & Human Rights in Africa, by Tokunbo Ojo

Canadian Association of African Studies (CAAS) Conference: Africa Communicating: Digital Technologies, Representation, and Power

Chinua Achebe (1930-2013): And Home Goes the “Teacher of Light”, by Nduka Otiono

Last night at a party, I chatted writing and rewriting with a friend visiting from Vancouver. She freelances as a copy editor. I told her about On Writing Well, and she echoed many of Zinsser’s suggestions—be short, use as few words as possible, and revise. She suggested an approach new to me:

Look for hidden verbs by getting rid of ‘To Be.’

This morning revising a section on small-scale mining, I find the technique works well.

For those who read Spanish, Eduardo Gudynas from Montevideo, Uruguay has an article in La Republica on the Charles Darwin’s application for an academic post. Seems appropriate as I apply for similar positions:

Educación universitaria: El aspirante carece tanto de una maestría como de un doctorado (PhD). Sólo cuenta con un grado de Bachiller en Artes. Ese grado además no es parte de la carrera en ciencias básicas, sino que se vincula al programa de cursos para Ciencias de lo Divino para convertirse en pastor. Nos consta además que el concursante tomó ese curso porque el padre le obligó a ello después de intentar estudiar en la Universidad de Edimburgo, donde demostró poco compromiso. Por lo tanto, el postulante carece de títulos adecuados, y como han dicho varias veces las autoridades, esa carencia indica su incapacidad para llevar adelante investigaciones o lograr hallazgos destacados.

by William Zinsser

I have a confession. When I write, I do it badly. What I have learned is how to edit. To revise and proofread. Now I let something sit for a week, or a year. I stare at my words and I make changes. Maybe I change it back. Then I undo that. When I commit words to screen, I do so by rewriting. It is anything but smooth.

It was pleasant to read William Zinsser in On Writing Well who shares my opinion: “rewriting is the essence of writing.” I am surprised I did not come across Zinisser’s first-rate book before. Now, in its Seventh Edition, Zinisser wrote the book to complement Skunk and White’s handy guide.

Today, I have been struggling with writer’s block. Going from coffee shop to café and trying to start the next chapter in my dissertation. In writing this year, I am learning a craft. It complements the ethnographers’ art I learned in the field. In Colombia, I cultivated the art of fieldwork: taking part, talking to people, and writing about the experience. The hard part is ‘writing it up.’

Zinisser, like many other guides, tools, anthropologists, and writers offers directions to improve this craft.

John Gruber links to an excellent article from a few years ago by Zinisser about keeping On Writing Well up to date.

Gruber and Merlin Mann discuss it in The Talk Show Episode 61.

English, 340 pages, Harper Perennial, 2012.

James C. Scott has an excellent review in the LRB of Jared Diamond’s recent book The World Until Yesterday: What Can We Learn from Traditional Societies?.

There is plenty of violence in the world of hunter-gatherers, though it is hardly illuminated by resorting to statistical comparisons between the mortality rates of a tiny tribal war in Kalimantan and the Battle of the Somme or the Holocaust. This violence, however, is almost entirely a state-effect. It simply cannot be understood historically from 4000 BC forward apart from the appetite of states for trade goods, slaves and precious ores, any more than the contemporary threat to remote indigenous groups can be understood apart from the appetite of capitalism and the modern state for rare minerals, hydroelectric sites, plantation crops and timber on the lands of these peoples.

Scott’s The Art of Not Being Governed: An Anarchist History of Upland Southeast Asia is useful to think with about Colombia.

pour Jael Duarte, Daniel Tubb

First published in The Leveller, September, October, 2013.

Une grève des agriculteurs à l’échelle du pays secoue la Colombie. Depuis le 19 août, le pays s’est figé. La circulation des personnes et des biens, y compris la nourriture, a cessé. Paysans, travailleurs, enseignants, étudiants et classes urbaines marchent dans les rues et sur les routes du tout le pays pour dénoncer les conséquences néfastes des traités de libreéchange sur la production agricole nationale.

Le gouvernement a répondu aux manifestations par la violence. Les 30 et 31 août, les militaires ont occupé la ville de Bogotá. Jusque-là, la télévision et les médias étaient restés muets sur les manifestations et le Président Juan Manuel Santos lui-même déclarait que le pays était calme, que la grève n’existait pas; et ce, malgré la répression exercée contre les manifestants. Depuis plusieurs années, en Colombie, la répression violente des manifestations par l’État est chose habituelle.

À Bogota, deux jeunes ont été tués par balles, alors que seuls les militaires et la police sont autorisés à porter des armes à feu. Depuis le début de la guerre de guérilla il y a cinq décennies, les manifestants dénonçant une action du gouvernement sont accusés d’être liés à un groupe de la guérilla. L’accusation est généralement sans fondement, mais elle a pour résultat la criminalisation de la dissidence et elle désigne les opposants comme cible pour les groupes armés illégaux d’extrême droite.

C’est à la fin août seulement, après plus d’une semaine, que le président Santos a reconnu qu’il y avait des manifestations. Les médias ont alors régulièrement annoncé la fin imminente de la grève.

Début septembre, un accord est intervenu sur les importations de poudre de lait et de pommes de terre précuites, en promettant une compensation aux producteurs nationaux, des restrictions aux produits soumis à l’accord MERCOSUR (accord commercial entre la Colombie, le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay), et une réflexion quant aux privilèges des semences transgéniques sur les

semelles nationales. Mais, aucune remise en question des accords de libre-échange avec les pays du Nord, ni aucune décision de fond concernant l’importation des semences.

Depuis plusieurs mois, des manifestations

En février, les cultivateurs de café avaient commencé une grève dans les montagnes occidentales. La Colombie a depuis plus d’un siècle une longue tradition de production de café. Aujourd’hui, le prix de vente ne compense plus les coûts de production. La concurrence des autres pays et l’absence de politique publique ont eu un fort impact négatif. Après un mois de protestations, le gouvernement a accepté d’augmenter les subventions à la production et les possibilités de crédit, et d’autres politiques publiques en faveur du café colombien ont été annoncées.

En mai, les producteurs de pommes de terre ont manifesté à leur tour, pour les mêmes raisons : les coûts de production excédent les revenus. Mais, dans leur cas, aucun accord n’est survenu.

En juin, les paysans du Catatumbo, dans la zone frontalière avec le Venezuela, ont eux aussi entamé une grève après des années de demande pour la reconnaissance de cette région en tant que «Réserve Paysanne». La réserve paysanne est une entité juridique en Colombie qui permet la possession collective du territoire afin d’en protéger la production agricole. En réponse aux manifestations, l’armée colombienne a tué quatre paysans et blessé plus d’une cinquantaine de personnes, dont des journalistes. Aucun accord n’a été conclu.

En juillet, les mineurs travaillant dans les mines d’or se sont plaints des bénéfices accordés aux compagnies extractives transnationales par le gouvernement, au détriment des petites entreprises locales dont les activités sont considérées illégales. Bien que la Colombie ne soit pas le plus grand producteur d’or de la région, la production annuelle officielle atteint une valeur de deux milliards de dollars. Près de 85 % de la production est informelle,

elle est le fait d’entreprises locales de taille modeste. Le 31 aout, un accord a été conclu entre le gouvernement et les mineurs.

Une grève aussi appuyée par des intérêts différents

Les manifestations des dernières semaines ont connu quelques situations confuses. Des actes de vandalisme ont été commis dans les quartiers périphériques (quartiers habités par les classes démunies). Plusieurs jeunes auraient reçu de l’argent pour les exécuter. En outre, dans le sud du pays et dans le département d’Antioquia, quelques manifestants ont été contraints de poser des actes de vandalisme par des groupes d’extrême droite.

Cela est peut-être à rattacher au contexte politique et à l’élection présidentielle de l’année prochaine. L’actuel président de droite a la possibilité d’être à nouveau candidat et pourrait appuyer sa campagne sur le processus de paix avec la guérilla des forces armées révolutionnaires de la Colombie, les FARC. Face à lui, l’ancien président d’extrême droite, a l’intention de revenir dans l’arène politique. On peut alors se demander si l’extrême droite n’alimente pas la violence pendant les grèves et les manifestations, afin d’amener les électeurs à choisir comme seule solution réaliste : l’élimination par la force de la guérilla.

Les médias colombiens taisent le rôle qu’a joué l’ex-président Uribe dans la promotion des accords de libre-échange avec les ÉtatsUnis, le Canada et l’Union européenne, au moment même où il accusait publiquement les syndicalistes d’avoir des « liens avec le terrorisme et la guérilla». À ce moment-là, les syndicats colombiens s’opposaient à la signature de ces accords. Ils dénonçaient ces traités avec des États du nord, politiquement et économiquement plus puissants que la Colombie, comme une source d’inégalités croissantes dans les pays du sud eux-mêmes.

Par ailleurs, moins de 100 000 propriétaires possèdent 41 % du territoire colombien, chacun possédant en moyenne plus de 200 hectares. Seulement 18 % sont de petits exploitants de moins de 20 hectares. Alors, la production rurale ne vient pas exactement du petit producteur. Cette classe sociale, au moment de la signature des accords de libre-échange n’a pas vu un problème, maintenant c’est ce secteur qui souffre de pertes économiques.

En conclusion?

D’une part, nous avons un secteur agricole affecté par les accords de libreéchange et d’autre part, un conflit politique entre ceux qui ont toujours possédé les moyens de production. Résultat : des manifestations massives, auxquelles répond le déni du gouvernement. Tandis que les blessés et les détentions illégales ne se comptent plus du fait de la répression, le gouvernement se félicite du traitement démocratique du conflit.

Pendant que les journaux officiels colombiens annoncent chaque jour la conclusion d’accords avec les grévistes, dans la principale ville du département du Cauca, une manifestation des autochtones regroupe plus de 15 000 personnes. Mais là encore, comme toujours, les autorités nient l’existence d’un conflit.

Following up on earlier posts on writing, I want to suggest why John Gruber might be on to something with his three rules for success on the web. I do not want to take the advice literally, but it is good.

John Gruber's three rules for online success:

  • Fussy coffee.
  • Clicky keyboard.
  • Over carbonated water.

Since I can't speak to the carbonated water, I am going to write about fussy coffee and clicky keyboards.

Of course, John Gruber's advice is about how to be a successful Internet blogger, but I want to start with the idea that being a successful Internet blogger is the result of being a good writer. My assumption is that success follows quality, this might not necessarily the case.

Fussy Coffee

One advantage is the manual and time-consuming nature of making fussy coffee: it gets you away from the computer doing something mechanical without needing much thought. Select beans, grind them, measure them, fill the coffee-maker, boil the water, press the press, and brew the coffee. Making fussy coffee takes more than a moment, it involves some thought, it is mechanical and has you doing something. Dorothea Brande says many writers scrub floors, whittle wood, go for walks, or do anything that is repetitive, mundane, and does not need any thought. These tasks are a key part of writing. Fuzzy coffee is a mundane non-writing task, that helps writing. I think this is why fussy coffee is a rule for Internet success, but you could do any other similar task.

Clicky Keyboards

What about clicky keyboards? How do they help? I recently got a Kinesis Advantage Ergonomic Keyboards, not the super expensive extra clicky kind, but still decidedly tactile. Although it took me two months to get the hang of typing on it, I love it. It has helped my RSI while making editing is easier. Clicky keyboards are a good idea. There are other ways. Warren Ellis finds that writing on iPad to be a way of getting into a flow of writing. I have found a different way. For Christmas, my Dad gave me a fountain pen. for the last week, I have done all my first draft writing by hand. The nib prevents fast writing, and it slows my hand down. By using a fountain pen, my first drafts are more thoughtful and eventually more useful, than when I write with a keyboard. There are no distractions with paper, and there is higher signal-to-noise ratio of what I am writing. The prose is better than when I draft on a computer. The fountain pen forces me to take more time than the ball pens I used to use, because if I get the angle wrong the pen stops working. John Gruber’s clicky keyboard, Warren Ellis' iPad, my fountain pen. Each is a way of finding the right tools to get closer to writing. Tools matter.

While I've not had much success on Internet —perhaps because I do not drink carbonated beverages— John Gruber’s rules about fussy coffee and clicky keyboards are seller advice.

Cultiavate repetitive tasks and find the right tools.

Cultural anthropology suffers a public-image problem as our "brand" is now largely defined by others. Politicians, studies by business media with profit-driven measures of success, and pseudo-anthropological authorities like Jared Diamond have done much to define cultural anthropology in the popular consciousness.

As anthropologists we do need to work on the reputation of our discpline, but I am not sure that we are going far enough.

I am a morning writer; I am writing at eight-thirty in longhand and I keep at it until twelve-thirty, when I go for a swim. Then I come back, have lunch, and read in the afternoon until I take my walk for the next day's writing. I must write the book out in my head now, before I sit down. I always follow a triangular pattern on my walks here in Princeton: I go to Einstein's house on Mercer Street, then down to Thomas Mann's house on Stockton Street, then over to Herman Broch's house on Evelyn Place. After visiting those three places, I return home, and by that time I have mentally written tomorrow's six or seven pages.

I am finding myself increasingly interested in the ritual of writing.

by Dorothea Brande

Five in the morning, coffee and sleep on the brain. What to write? How to describe in words the feeling of fieldwork? Writing is what we do as anthropologists, but sometimes the words are hard to come by. This is my morning ritual, writing twenty pages. Academics are wordsmiths, we are writers. Our smithies are notebooks, pens and paper, and laptops. Most of my adult life I have been trying to write. To form a sense in words for others. Most of this, as a University student, sometimes as a newspaper editor, as a blogger, and increasingly as an anthropologist. We write about research, we write about the work of others.

Dawn is an hour away, my pen slowly doing the work of meaning making. Write early and write regularly is Anna Tsing's advice. A ritual I am trying to adopt. Write at five o'clock in the morning force yourself to put pen to paper. A procedure in which words flow freely some mornings and others, like today, the road is tortuous and tedious, my words irrelevant, and I fear ordinary. Plodding and anxious prose with little said between two periods.

What nobody told us is that when we start fieldwork we are becoming anthropologists, and we are becoming writers. Writers have to draft the text, and there are tools and tricks of the trade. Rhythms that ease the work. Prose is our life, our sweat, and our tears. Writing is what I learned to do in the field, and if no one taught us research methods, even less to write. The evening tradition of making sense of the morning, or the morning ritual of trying to combine words to make sense of experiences, rumours, practices and suspicions. Writing is what makes up the anthropology of sense making. The hermeneutic circle of life is the job of fieldwork. We are in fact novelist , albeit with constraints of truth, fact, and reality. Our writing is as challenging.

Last week I read Dorothea Brande's *Becoming a Writer*. There are three pieces of advice that resonate with me:

1. Write early, and write every day. Write in the early-morning moments just after waking up. A moment of creativity. Cultivate this time, use it. First thing, every day. Pay attention to when those morning sessions are stronger, what did you do the night before? Do more of that.

2. The rigorous mind. Cultivate the discipline to write early, but also set a time to write, a time that forces the creative side out. Brande says, “Set your self a time, say 12:30, and write for half an hour.” Come hell or high water, write.

3. Do not read other people's work, do not talk about your writing, do not read the newspaper, do not watch movies, and do not go to the theatre. I suspect she would be appalled at blogs and Twitter as distractions as well, but her point is that writers thrive of an inner dialogue of our conversation with ourselves. The dialogue can be cultivated with mundane and repetitive tasks, but destroyed by words, read or heard.

The last piece of advice is the hardest to follow. I find myself reaching for the radio, for the internet, for a newspaper, for a cereal box, every few hours. But, in the last few weeks, I have followed it, the results for my thesis draft have been impressive.

English, 192 pages, Tarcher, 1981

Diamond has done what anthropology — with the exception of Graeber and Debt – has not: written a big, accessible book which presents our findings to a general audience. He is the new Margaret Mead. The new Margaret Mead, people. Meanwhile, over in our corner of the world we are either not interested in popularization (when is Rabinow going to write ‘anthropology of the contemporary: a light beach read’?) or else are committed to ‘public anthropology for anthropologists’: accounts of organ trafficking, war zones, etc. that deal with our issues and are written in ways we consider ‘popular’ and consist largely in trying to convince the public that they ought to care as much about structural violence as we do.

Rex at Savage Minds has a review of The World Until Yesterday: What Can We Learn From Traditional Socieites by Jared Diamond, which I have not read. His post did get me thinking about Debt: The First 5000 Years, which I have. Kieth Hart has an excellent review on his website.

Good writers edit,  but great writers need excellent editors. The hardest part of writing is the revision process.

All of the great writers had great editors, but, today, with new publishing paradigms and the meat grinder of journals and academia, no longer do publishing houses, journals, or online publications provide skilled editors, or even bad ones. Gone are the days of the 19th century when highly educated, but unemployable, middle-class women donated their time to edit their spouses’ work.

Call it what you will, Writing 2.0, Social Writing, or Peer Editing, what we need is a place that brings together great writers who are also excellent editors. It’s not the academic peer review process, which focuses on theoretical, methodological, or disciplinary concerns, but peer editing, which focuses more informally on the more mundane, but almost as important, tasks of writing a clean draft, with literary flair, sound structure, and technical perfection.

Have you ever wanted to ask, “Is this any good?” or “Does this sentence make sense?” or “How can I say this better?” or “What point do you derive from this paragraph?” If so, then you know what I am talking about. We need a place that brings together people who write for a living or as a passion—and can edit. A space for sharing unfinished articles, preliminary drafts, and other sorts of writing to be edited by peers—graduate students, freelance journalists, novelists, bloggers, and other wordsmiths—who also want access to a space for collaborative editing in order to do what we all find hardest to do: craft a literary construction.

Have you ever needed someone with outstanding literary judgment to review your work? Rather than waiting for your supervisor, editor, or employer, who might never get back to you with substantive, constructive edits anyway, we need a place to edit.

I envision a shared writing space, a Write Club if you will, where you can post your drafts, works in progress, blog posts, dissertation chapters, and draft articles. Excellent writers, who also happen to be excellent editors, could then enthusiastically mark up your copy, with honesty and acuity.

The five rules of Write Club

1. You do not talk about Write Club. No, seriously, writing is hard, and getting feedback is nerve wracking; hence, don't talk about other people's drafts.

2. See above. Do not talk about Write Club. Shut up.

3. Write and edit. If you post something to be edited, then edit something else. Or better yet, edit something first, then post something later.

4. Be critical, be constructive, and most of all be honest. Saying "it's good" and nothing else is not critical or constructive, and probably not true. At least not at this stage. But do give props where props are due.

5. E-mail the author when you are done, otherwise they may not notice.

Write Club was an idea for a shared Google Docs folder for collaborative editing. It never quite went anywhere, but I think the idea is still worth considering. If there is anyone out there who wants to run with the idea, and implement a Web 2.0 space, let me know.

pour Jael Duarte, Daniel Tubb

First published in The Leveller, November, December, 2012.

Les Forces révolutionnaires armées de la Colombie – Armée du peuple (FARC-EP) et le gouvernement colombien ont entamé des négociations de paix à Oslo (Norvège) le 18 octobre 2012. Malgré des opinions divergentes sur la situation socioéconomique du pays et les chemins à suivre pour mettre fin à la guerre, les deux parties poursuivent leur discussion à La Havane (Cuba) en novembre. Quelles que soient leurs bonnes intentions, les parties sont confrontées à des défis complexes et redoutables.

Cinquante ans de conflit armé

Le gouvernement colombien est en négociation avec les FARC – EP; celles-ci, cependant, ne sont pas la seule force de guérilla active au pays – il y a, entre autres, l’Armée de libération nationale (ELN); elles ne sont pas non plus l’unique acteur armé illégal – en ce domaine, il faut compter avec les groupes paramilitaires d’extrême droite. En 2005, une loi a instauré un processus formel de démobilisation de ces groupes; mais ceux-ci continuent d’opérer sous le couvert de bandes criminelles.

De plus, pendant dix ans, le gouvernement étatsunien, par le biais de son Plan Colombie, a financé l’armée officielle pour combattre le commerce de la drogue. L’armée colombienne a gagné plusieurs batailles importantes contre les FARC, en éliminant plusieurs de leurs leaders. Cela n’empêche pas les différents acteurs du conflit de se nourrir de la production et de la commercialisation de la cocaïne et de se battre pour le contrôle du territoire. Aujourd’hui encore, la Colombie reste un des plus grands fournisseurs de cocaïne.

Par ailleurs, les principales victimes de la violence armée (y compris celle de l’armée officielle) sont toujours les femmes, les paysans, les afro-colombiens et les peuples autochtones. C’est ainsi que les régions rurales restent la proie de la plus longue guerre de l’hémisphère occidental.

Le conflit armé a forcé le déplacement de quatre à cinq millions de personnes du milieu rural, faisant de la Colombie le pays comptant le plus grand nombre de déplacés forcés après le Soudan. La Colombie est également un des pays les plus dangereux pour les syndicalistes, et malgré la baisse constatée par les statistiques les plus récentes, le taux d’homicide, pour raisons politiques, reste élevé.

Cette réalité effroyable semble méconnue tants de la capitale Bogota, et parfois même des fonctionnaires du gouvernement.

Les raisons pour la paix

L’année dernière, le gouvernement colombien a mis en œuvre « la loi des victimes». Cette loi prévoit, en guise de réparation, une somme d’argent et la restitution de leurs terres aux victimes du conflit armé.

Néanmoins, cette loi trouve rapidement ses limites, l’accès des victimes à leurs anciennes terres étant souvent un problème. En effet, les conditions de vie à la campagne colombienne n’ont pas beaucoup changé et restent très précaires. De sa part, l’État laisse à l’abandon la santé, l’éducation, les transports et bien d’autres choses. De plus, la peur y est constante, plusieurs leaders des organisations de déplacés forcés ont été tués quand ils ont tenté de récupérer leurs terres.

Le défi est de parvenir à la paix et de résoudre les nombreux problèmes structurels à l’origine du conflit, tout en faisant en sorte que les populations rurales soient prises en compte. Le risque existe qu’une politique pragmatique mette un terme au conflit en Colombie sans qu’un véritable processus de justice l’accompagne, c’est à dire, le jugement des responsables des crimes et la compensation des victimes, d’une telle manière qu’après, personne n’ait le sentiment de prendre les armes pour se faire compenser.

L’ordre du jour de la paix

L’ordre du jour, convenu entre les parties, est chargé. Il comprend une politique de développement agricole visant à assurer le développement social et équitable à travers le pays, l’accès à la terre et la reconnaissance formelle de la propriété foncière; les programmes mettant l’accent sur les infrastructures et l’amélioration des terres; le développement social axé sur la santé, l’éducation, le logement et l’éradication de la pauvreté; la relance de la production agricole des petits producteurs par des subventions, le crédit et la commercialisation. Il inclut également les droits et les garanties relatives à la participation politique des FARC-EP, ainsi que l’assurance d’un meilleur accès à la participation citoyenne aux niveaux national, régional et local pour la population la plus vulnérable. Par contre, même si les parties ont parlé de réparation aux victimes, la question de savoir si un processus de justice sera ou non mis en place n’a pas été abordée.

La réalisation de paix se heurte à toute une série d’obstacles et de contraintes. Premièrement, les deux parties sont accusées de crime de guerre et de violation des droits de la personne. En ce domaine, une amnistie est impossible selon les termes de la Cour pénale internationale et le Statut de Rome dont la Colombie est signataire. Cela soulève des questions sur la façon dont les conditions de la paix peuvent être négociées sans gommer la responsabilité respective des uns et des autres – direction de la guérilla, commandement militaire, anciens paramilitaires, classes politiques – pour les violations des droits de la personne et les crimes contre l’humanité qu’ils ont commis ou dont ils ont été complices.

Deuxièmement, le risque existe d’une répétition des mauvaises expériences de 2006, après la démobilisation et le désarmement des paramilitaires, quand beaucoup d’entre eux, sous de nouveaux habits, ont continué à commettre les mêmes crimes.

Autre élément, la guerre en Colombie a été sale. Des violations des droits de la personne, des déplacements forcés, des disparitions forcées et des massacres qui ont été perpétrés par les paramilitaires, la police, l’armée, les classes politiques locales et la guérilla, envers les paysans, les populations autochtones, les femmes et les militants syndicaux. Les observateurs du processus de paix craignent que ces crimes soient laissés dans l’impunité, comme ce fut le cas avec la “loi de justice et paix” en 2006 traitant de la démobilisation et du désarmement des forces paramilitaires, loi qui, malgré son nom, n’a en rien rendu justice aux victimes.

La paix en Colombie pourrait bien être une paix sans justice, à moins que le gouvernement et les négociateurs des FARC apportent aux organisations de la société civile une réelle réponse à l’impunité qui règne dans le pays – une impunité en lien direct avec les conditions quotidiennes en milieu rural de nombreux Colombiens qui, en plus de tout cela, sont aujourd’hui confrontés à la présence des entreprises extractives multinationales sur leur territoire riche en ressourcesnaturelles.

In 1919, William Skunk, an English Professor at Cornell University, wrote The Elements of Style for use by students in his classes. One of his students was E. B. White, of Charlotte’s Web fame, who, almost thirty-eight years later, edited and expanded the little book into a grammatical gem. The books is a pithy and concise guide to good English prose; something than many graduate students struggling to write a Ph.D. thesis will find useful. It consists of rules to write by, admonitions on word choice—disinterested meaning impartial, uninterested meaning “no interested in”—, and advice on style. The twenty-two elementary rules of English usage clearly explain how to properly write. For example, how to distinguish between the uses and abuses of commas and apostrophes, colons and semicolons, and hyphens and dashes, or how to correctly join to clauses. The recommendation to always use the last comma in series, before the and, was refreshing; as was the rule on “’s” for most plurals, even “Charles’s toothache.”

More than composition though, Skunk and White lay down guidelines for editing. A list to post at eye-level on the wall. They are rules to expand my own editing tricks, i.e., “When in doubt, cut it out,” and to curtail my reflexive turn toward short sentences where sometimes a more relaxed approach to punctuation would be an improvement. I disagree with the rule, “Choose a suitable design and stick to it,” because the approach is more or less the opposite of how I write. I find writing to be a long process of composition, revision, and reflection, and anytime I have adopted a ‘plan’ before I begin approach, I become stymied in the straitjacket I set for myself. Writing is never easy, and I have always found the process of revision even more time consuming than the process of composition. The Elements of Style provides laundry list of common errors in style and composition, things to watch out for, and advice on how to improve. As in most things, I am sure the trick to striving towards perfection is to practice.

105 pages, Allyn and Bacon, 2000.

by Michael Ruhlman

via Mark Bernstein

Michael Ruhlman's cookbook is an epiphany for me. I have long been a bread baker and pie maker, skills infused in me by my mother, but I have rarely tried my hand at pastas, biscuits, cookies, pâte à choux and other baked goods.

Ruhlman's short cookbook Ratio explores the continuum of these combinations of flour, water, and egg. Ratios are the key to doughs and batters. He uses the same logic in other sections on stocks, sausages, mayonnaise, vinaigrette, hollandaise sauces, custards, and desserts. The key to each is their mathematical ratio, the proportion of simple ingredients, and the way that specific flavours are in addition to these ratios. My epiphany was to see the connections between foods, and the realization that recipes are simply variations on these themes.

A culinary ratio is a fixed proportion of one ingredient or ingredients relative to another. These proportions form the backbone of the craft of cooking. When you know a culinary ratio, it is not like knowing a single recipe; it is instantly knowing a thousand. Here's the ratio for bread: 5 parts flour: 3 parts water.

Aimed at beginning cooks, the Ratio is, for me at least, full of techniques that I am not familiar with, and machinery that I do not own. Ruhlman stresses that this former point is important. Cooking is about ratios and about techniques. I understand the technique of bread making, but, not for many of the other recipes. I am now excited to return to a kitchen, with an oven and more than one electric burner, to put ratios to the test.

English, 272 pages, Scribner, 2010

The Fall 2011 issue of Nokoko, the open-access journal of the Institute of African Studies at Carleton University is out.

This issue particularly addresses the ways racism continues to impact Africans and the Diaspora. Two articles examine complexities of the new diasporas while others venture into serious debates on feminism and gender studies in Africa.

The new issue has articles on perceptions of Africa and foreign direct investment, feminism, HIV/AIDs, identity, hair, and trading. I am on the editorial board.

In light of the recent tragic incident involving the death of 10 migrant workers in Southern Ontario, I felt it was finally time to take the wraps off of a journal I kept during a two-week trip in early 2004 to investigate the conditions of undocumented Chinese migrant farm workers. I hope this can help shed light on the kinds of conditions faced every day by the people who tend, pick and process the food we eat.

A friend of mine spent two-weeks in 2004 investigating the conditions of undocumented Chinese workers in southwestern Ontario. After the death of ten migrant workers a few weeks ago, he has posted excerpts from his journal on Rabble: Inside a migrant worker transport van and Inside the working conditions of migrant workers: Journal two.

by Haruki Murakami

Murkami’s story is about K., a primary schoolteacher, and his enigmatic college friend Sumire. She reads Jack Kerouac, wears heavy overcoats, and wants to be a writer. My kind of writer:

Not that she suffered from writer’s block—far from it. She wrote endlessly, everything that came into her head. The problem was that she wrote too much. You’d think that all she’d have to do was cut out the extra parts and she’d be fine, but things weren’t that easy. She could never decide on the big picture—what was necessary and what wasn’t. The following day when she re-read what she’d printed out, every line looked absolutely essential.

Sumire has not spilt enough blood to write, she is barely 21. She falls in love, not with K, but with Miu. Miu is sophisticated, fourteen years older, well travelled, Korean Japanese, and a woman. At first, she is unaware, and later she unable to return Sumire’s love. Miu is an importer of wines and music, and gives Sumire a job as a personal assistant. They go to Europe as traveling companions to purchase wine, but are each lonely in their own way as they travel through Italy, France, and finally Greece.

Murkami captures the frantic reading of great literature in youth, the naivety, the optimism, and most of all the loneliness.

Japanense (English Translation), 224 pages, Vintage, 2002

by Julian Barnes

The winner of this year‘s Booker Prize, Julian Barnes tells the two part story of Tony. His memories of coming of age in the 1960s, and the unravelling of truths long unknown after a live comfortably lived. The Sense of an Ending is both a story of love, his and other people’s, as well as a story of memories poorly remembered and the tales that we tell ourselves. It is also the story of a narrator whom we follow, but who is not very reliable.

The novel is short, and I started and finished it in one late night sitting. Still, it shortness is a strength, and Barnes’ writing is concise, direct, and not too descriptive, or overly lyrical. It is too the point.

The ending is somewhat of a letdown, awkward in the way it wraps up Tony’s puzzle. Worth a second read.

160 pages, Random House Canada, 2011.

by Christopher Moore

A dirty job, but someone’s got to do it. Charlie Asher is a second hand thrift store owner in San Francisco. On the day of his daughter’s birth he unwittingly becomes a death merchant, helping souls find their new home.

A quick read, rather funny, certainly not high literature. Moore dedicates A Dirty Job to hospice workers and volunteers around the world.

English, 405 pages, HarperCollins, 2007.

I write about Yaaba as I saw it, without introduction and without discussion during a festival of African films in Quibdó, Colombia. Yaaba is a slow, visually beautiful, memorable movie about rural life in a small dry village on the Savannah. Two kids, Bila and his cousin Nopoko, befriend an old lady, Sara. Sara has been ostracized from the village and is called a witch. Bila becomes her friend and calls her yaaba, or grandmother. Nopoko is taken ill, and Sara finds help. The movie ends as it begins, with two children playing in the dry grasslands. The simplicity of the story left me with many thoughts. The movie was so slow that, at times, I found my mind drifting, yet it kept drawing me back in with gentle jabs. It shows a vision of the rural life without preaching, telling the small stories without statistics, poverty, violence, or explanation. A simple story of village life, one accompanied always by the wind.

90 min, Director: Idrissa Ouedraogo

by David Nicholls

I’ll admit it, I came across David Nicholls’ most recent book while browsing for a movie. Some kind of romantic comedy on iTunes. The title “One Day” was intriguing. The movies premise was compelling.

Nicholls follows the lives of the two protagonists, every July 15, for 20 years from their meeting to the end. I thought I might like One Day in the same way I liked Away We Go; a coming of age tale for my generation. Since it was a book as well, I downloaded it to read on the iPad.

It opens with a description of a meeting between Dexter Mayhew and Emma Morley in the student squalor of Edinburgh in the 1980s. The left-wing agitation, Tracy Chapmen, and dirty wine glasses resonated with my own studies at Trent University. The first few chapters then turn to wandering travels, and being lost in dead end jobs in the early 1990s. It all connected with me. I to have travelled to India and lain on a beach in the Mediterranean. I was never quite as sexy though; always too polite or with too many books to read.

Mid way through One Day threatened to become a Bridget Jones (or Jane Austin) story of love unattainable. But, Nicholls redeemed himself with the suddenness of happiness and the stupidity of death. That is what really got to me. I am not 40, but I have lost a partner, and One Day brought that all back to me. Nicholls got me reading fiction again. I am not complaining.

English, 448 pages, Vintage, 2010

by Ernest Cline

I am a child of the 1980s, but I was a teenager in the 1990s. I make no pretense to be a fan of Japanese anime from the 1970s, and am have no memories of the video games that Ernest Cline writes about. In elementary school I didn’t play Dungeons and Dragons, I played Advanced Dungeons, and Dragons.

A sublime ode to the 1980s and her video games and geek culture; it is a beautiful book. I still remember that first day when my parents came home with an Atari. It wasn’t a game console, it was a computer. An Atari 1040 ST, with one megabyte of memory, a monochrome monitor, and built it keyboard.

It was for my mother’s work. My childhood memories of computer games were not the Atari 2600; truly, I did not know what the Atari 2600 was until much later. In Grade 8, everyone was ‘atarily tired of my Atari’ as I talked about not much else. Excited by programming, at eleven I developed my own “operating system”: Daniel’s Operating System I called it, DOS for short. Somewhere along the line I stopped being a programmer, stopped thinking in arrays and memory structures, and became a Spanish major and now an Anthropologist.

The part that struck home about Ready Player One was those early games. I have never played them, but I have played more recent titles, from the early 1990s: Escape from Monkey Island, Utopia, SimCity, and SimCity 2000.

Ernest’s Cline’s book made me think about the computer of my youth, not his. For that, Ready Player One is well worth the read.

English, 384 pages, Crown, 2011